Oui, Anderson .Paak a cassé la baraque aux Eurockéennes

Ketchup Mayo

Gasp
juillet 8, 2016

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Oui, Anderson .Paak a cassé la baraque aux Eurockéennes

Dimanche, dernier jour du Festival des Eurocks à Belfort. C’est la fin d’après-midi, moment parfait pour l’arrivée de ce qui ne ressemble plus à une révélation. Devant la scène au bord du lac de Malsaucy, j’attends tranquillement avec mes litres de bières dans le cornet. Je suis jovial, j’ai envie de kiffer gentiment. Je me pose le zouk sur le sable tranquilou bilou.

Première surprise, sur scène du bon matos de zikos‘ : guitare, basse, claviers et belle batterie. Le décor est planté. Ce sera du Hip Hop oui, mais du Hip Hop californien soul et funky, avec instrus accoustiques, sauce Paak Paak. Voilà, l’arrivée du boy. Manteau improbable (la seule mini ombre du tableau), le gars débaroule en sautant dans tous les sens avec des mooves de Rock Star. Les musiciens arrivent en mode équipe de foot US à haranguer la foule commençant à jouer un morceau qui te fait hocher de la tête le cul vissé au sol, la binouze à la main.

Je suis déjà debout.

C’est dingue à quel point Anderson .Paak m’a emporté. Je n’étais vraiment pas prêt à ça, j’avais plus envie de repos / dessoulage / coup de biafine. J’avais évidemment saigné son album Malibu depuis sa sortie en janvier, en long en large et en travers. Mais en Live, tout prend une autre dimension avec une musicalité riche d’influences afro-américaine jazz, funk, soul et R’n’B ultra intéressantes et savamment dosées. Ni une des deux, et sans m’en rendre compte, j’étais dans la fosse sur la plage les bras levés à côté d’un mec en peignoir et d’une personne de 70 ans. Plaisir de festivalier.

paak

Les morceaux s’enchaînent et à ma surprise, Paak se met à la batterie. Bouche bée (oui oui parce que c’est méga dur!), j’admire le mec qui joue et chante en même temps, et passe de la position de MC chanteur/rappeur à batteur déchainé et de qualitey. Pas étonnant, le mec était en fait batteur pour l’orchestre gospel de sa paroisse quand il était gosse. Mini punchline à l’une des ex d’un des membre de son groupe, il enchaîne.

Pas une note en l’air, ses sons sont ronds et solaires, le beatmaking et les ambiances sont parfaites. Tout roule, le gars à soulevé la foule avec son énergie à la batterie, et sa voix chaude et légèrement voilée reconnaissable entre 1000. Il y a du NERD, du Outkast, du Prince, du Steevie Wonder, du rock indie, du hip-hop, et donc une sacrée belle culture musicale, ça se sent, et ça marche! Les idiots qui mataient le match de l’équipe de France juste à côté ne se sont pas trompés non plus. Anderson .Paak avait déjà battu les Islandais. Bordel, quel pied. Le mec est une pile qui n’a pas cessé de bouger, accompagné d’un groupe de musiciens également très bon. Mention spéciale au bassiste qui joue un rôle primordial dans les compos, et a su exécuter des basses riches et rebondissantes, au groove parfois drum’n’bass.

C’est au tour de “Come Down” (normalement en feat avec T.I excusez-le) d‘enflammer le sable de Belfort. Point G du concert. Je suis en transe, j’ai envie de venir avec lui sur scène et faire mes mooves d’Américain. Le soul-man est toujours en place, il fait le taffe parfaitement et a réussi à faire danser toute la clique en fin de vie d’un week-end de 3 jours de festival. Cerise sur le gâteau : les 45 secondes de Bowie, en mode hommage.
J’aurais aimé un concert entier avec un beau couché de soleil, c’est mon côté fleur bleue. Mais bordel, Anderson .Paak, cimer.

Mater ou remater le concert d’Anderson .Paak :

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